
Nous recommençons à longer cette grande plage, ce qui nous donne rapidement l'occasion de nos premiers galops de la journée. Petit à petit, la plage est plus encombrée et nous passons sagement au pas : nous approchons de Djiffer, située au bout de la presqu'île.Après un passage par le port de pêche où les poissons sont alignés sur des fumoirs, nous traversons la ville. Quelques toubabs motorisés débarquent de leur 4*4 et sont aussitôt assaillis par les vendeurs de colifichets divers. Cet accueil contraste fortement avec les sourires chaleureux et les grands gestes qui accompagnent les cavaliers que nous sommes.Nous poursuivons sans nous attarder et sortons rapidement de la ville. Les couleurs (ocre, turquoise, ...) et les contrastes que nous offre le paysage sont magnifiques.
Après un détour vers un arbre parasité particulièrement spectaculaire, nous poursuivons vers les mangroves. Un vol de pélicans passe au dessus de nos têtes. Pas de doutes, ces animaux sont bien plus gracieux en vol qu'au sol et l'impression qu'ils dégagent est féerique.La mangrove laisse la place aux bolongs, le long desquels nous nous élançons au galop. Des salines se découvrent petit à petit, réfléchissant fortement le soleil. Des galettes de sel et des trous dans le sol destinés à récolter ce même sel bordent notre chemin. Nous le quittons pour entrer dans la savane, où nous retrouvons les carrioles et notre déjeuner, au bord de l'eau.
![]() |
![]() |
Doudou a prévu une surprise à notre attention : des bouteilles de vin de palme nous attendent. C'est pétillant et le goût rappelle la noix de coco. L'heure est déjà bien avancée et notre halte est plus courte que les autres jours.Nous ne tardons donc pas à repartir, tout d'abord dans une allure tranquille, puis au galop dès l'approche des tanns. Saida mène le train, comme d'habitude. Doudou a laissé aujourd'hui sa jument à Laurence et monte Versailles.Un petit crochet pour escalader une impressionnante colline uniquement constituée de coquillages nous donne l'occasion d'admirer le panorama.
Plus loin, une rencontre avec un producteur nous donnera l'occasion de goûter à nouveau au vin de palme, plus fermenté et donc plus alcoolisé que celui que nous avions apprécié lors du repas du midi.Nous arrivons finalement sur la plage a proximité du Yokam et nous livrons à quelques courses de vitesse, avant de mettre pied à terre.Pendant que nous enfilons nos maillots de bain, Versailles parvient à se libérer et en profite pour saillir Anta. L'idée ne déplaît pas à Doudou qui donnera une deuxième chance à l'étalon le lendemain matin !Au retour de la baignade, des femmes nous attendent pour nous proposer - parfois avec beaucoup d'opiniâtreté - divers objets ou bijoux. Le temps de quelques achats et nous pouvons passer à table.
Après le repas, les femmes sénégalaises travaillant au campement proposent à Cindy de lui tresser ses cheveux à l'africaine. Nous avons ainsi le plaisir de voir quatre paires de main agiles s'agiter sur sa chevelure. Le travail avance rapidement et bientôt, nous pouvons admirer le résultat.
![]() |
![]() |
La soirée se poursuit en discussions calmes pendant lesquelles Doudou nous parle de la vie au Sénégal. Chacun sait que le lendemain sera la dernière journée à cheval.
Comme d'habitude, Doudou a sellé les chevaux en attendant que ses toubabs émergent (il est vrai que l'on dort merveilleusement bien au Yokam). Nous gagnons les sentiers proches du campement et partons pour un petit galop pour mettre les chevaux en train, avant de repasser au pas. Plus loin, une classe d'enfants est sortie découvrir la flore. Ils nous saluent par de grands gestes.Nous arrivons rapidement aux tanns, où nous nous lançons dans de grands galops. C'est l'occasion de prendre des photos spectaculaires.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Nous quittons les tanns pour la savane, à un rythme plus tranquille. Les chevaux en profitent pour récupérer. A proximité d'un village, un puits nous permet de les abreuver, au milieu des zébus et des chèvres.
![]() |
![]() |
Nous finissons par arriver sur le lieu du déjeuner, dans un verger de manguiers. L'odeur est très parfumée et agréable. Pour nous mettre en appétit, nous escaladons les arbres dont la forme se prête particulièrement à l'exercice.
![]() |
![]() |
La chaleur est intense et la sieste particulièrement appréciable.
Nous repartons et profitons d'un village en arrière plan pour prendre les traditionnelles photos de groupes.Nous regagnons la savane, dans laquelle les baobabs laissent peu à peu la place aux palmiers.
![]() |
![]() |
Parfois, quelques cases isolées apparaissent. Un sentier nous donne l'occasion de partir dans un grand galop, que nous interrompons aux abords d'un village. Une foule d'enfants nous suit. "Toubabs, cadeaux !". Cette phrase, nous l'auront entendue bien des fois au cours de notre voyage.Une halte nous permet d'admirer un cheval dont Doudou s'est récemment défait, un magnifique étalon (au Sénégal, on ne castre pas les chevaux) à l'humeur ombrageuse.Nous repartons pour nos derniers galops le long des sentiers et ne tardons pas à arriver à la ferme. C'est la fin de notre aventure équestre.
Nous nous dirigeons tranquillement vers le port, où nous embarquons dans la pirogue. Elle est longue et étroite, ce qui lui confère une grande vitesse mais aussi une stabilité relative.
Nous filons vers notre première destination, pour une partie de pêche. Des crevettes nous servent d'appâts. Doudou explique comment s'y prendre à Sylvie.
Les effets ne tardent pas à se faire sentir; elle remonte presque aussitôt un poisson. Ce sera l'un des trois seuls poissons que nous pêcherons ce jour là. Ils se sont montrés plus malins que nous, réussissant à manger nos appâts sans se faire prendre.
![]() |
![]() |
Les crevettes épuisées nous nous dirigeons vers les palétuviers. Au loin, des pêcheurs remontent un filet. Les piroguiers arrachent des racines de palétuviers, auxquelles sont fixées des huîtres. Nous accostons dans une petite anse, où une famille fait cuire les huîtres au feu de bois. Nous pourront les déguster préparées de deux façons : à la braise ou cuites à l'eau.
Repus, nous prenons le chemin du retour, attendus par des
vendeurs d'objets divers. Nous ne sommes plus à cheval et donc
toubabs à part entière...
Daba nous attend à la ferme avec un repas, auquel nous auront grand
mal à faire honneur tant nous avons mangé d'huîtres.
Le reste de la journée se passe à regarder les photos de
Doudou, à remplir son livre d'or et surtout à manger les
crêpes au chocolat qu'il nous a préparé.
Le temps d'un dernier repas, le fameux couscous sénégalais
à base de semoule de mil, et le chauffeur arrive pour nous ramener
à Dakar.
C'est la fin de notre voyage et d'une magnifique parenthèse dans
notre vie d'européens.
Retour au programme de notre randonnée dans le Delta du Sine Saloum !