RANDO CHEVAL

Voyage à cheval et randonnée équestre...

Ecrire à Rando Cheval - Rando Cheval, du lundi au samedi de 9h à 18h30 04 37 02 2000

CARNET DE VOYAGE...
... Transhumance au Kirghizistan (partie 2)

ALBUM-PHOTOS DE NOTRE VOYAGE A CHEVAL

L'équipe - nos hôtes nomades Kirghizes - démontage de la yourte - Chirikti, point de départ de la transhumance - le oulak tirtich, jeu équestre national - début de la transhumance, sous la grêle ! - transhumance - notre mascotte Bébé yak ! - Korgon Tash, le campement d'été - la traite des juments - quelques images du mode de vie Kirghize

 

 

Transhumance

 

 

La traite des juments

 

Une des nourritures de base des Kirghizes est le koumiss, lait de jument fermenté... Le lait de jument commence à fermenter dès 2 heures après la traite, et le soir, il commence à être franchement redoutable pour les estomacs occidentaux.
Je préfère ne pas vous décrire la saveur inimitable de ce breuvage, juste vous donner une anecdote : l'hospitalité Kirghize est sans égale, et refuser ou ne pas finir un bol de koumiss est une grave offense... Il nous a donc fallu des trésors de diplomatie pour arriver à faire comprendre, en Kirghize et avec les mains, que nous préférions vraiment le thé !

 

 

Le rythme de la transhumance est assez élevé, nous avons passé près de 9 heures en selle pour la journée la plus longue, souvent au galop pour rassembler les troupeaux.

Les chevaux ouvrent la marche, leur rythme de progression étant le plus rapide. Viennent ensuite les moutons et les chevaux malades ou fatigués, puis enfin les yaks.

Pour chaque troupeau, nous étions au moins 3 cavaliers (1 sur chaque flanc, 1 derrière).

Nous avons traversé de grands plateaux herbeux, des rivières asséchées et pierreuses, pour parvenir à une région de haute montagne, aux sommets culminant à plus de 5000 m.

Cette région est frontalière de la Chine, et pour atteindre la zone de pâturages d'été de Makene, nous avons dû passer un poste frontière, dans une ambiance digne d'un film de James Bond : uniformes de l'ex-URSS, aucune construction à des dizaines de km à la ronde, une vallée à près de 3500 m d'altitude, cernée de pics infranchissables...

Passer ce poste avec nos chevaux a été une expérience mémorable, surtout lorsque le poste frontière a ensuite envoyé un "espion" au camp de Makene pour surveiller "discrètement" ce que nous filmions.
Mais comme toutes les personnes présentes sur le camp appartenaient soit à la famille de Makene, soit à notre équipe, il a été rapidement identifié, et a passé les jours suivants derrière le cameraman à contrôler chaque plan !

 

 

 

 

 

La yourte a été installée à l'entrée d'une gorge qui mène aux cols vers la Chine (infranchissables en raison de la neige).

Nous y sommes restés 2 jours pour nous remettre de la fatigue de la transhumance, et avant de rentrer vers la capitale, Bishkek.

Les troupeaux restent en liberté complète comme à Chritikti (ce n'est pas l'espace qui manque et ils ne partent jamais bien loin, en tout cas pas assez loin pour ne pas pouvoir être rattrapés à cheval). Seuls les poulains des juments qui doivent être traites le lendemain sont attachés à proximité de la yourte pour qu'elles ne s'éloignent pas.

Une chute de neige nous a donné l'occasion de vérifier que tous les enfants du monde, Ourouk Bek inclus, adorent les batailles de boule de neige, la photo ci-contre nous en, fournit la preuve (il m'a loupée, trop à gauche !).

Makene et sa famille devraient rester à Korgon Tash jusqu'au mois d'août, avant de redescendre vers Chirikti, au climat moins rude pour l'automne.

 

Une jeune fille qui nous a chanté des airs traditionnels en s'accompagnant du koumous, un instrument à cordes local.

La plupart des chansons sont tirées de l'épopée de Manas, qui avec ses 500 000 vers, compose sans doute la plus longue des épopées, une "Iliade des Steppes" où un héros invincible, le khan Manas, luttant contre les hordes qui ont envahi de tous temps cette partie de la Route de la Soie, donne une terre à son peuple.

Notez le mur en torchis derrière elle, mélange de terre et de paille.

 

 

Les Kirghizes vivent quasiment en autarcie des produits de leurs troupeaux. Chaque famille fabrique son feutre, qui sera transformé en couvertures de yourtes et tapis. Nous avons rencontré une famille occupée à cette tâche : la laine est étalée sur un grand tapis et recouverte d'une couche de paille. Le tout est ensuite roulé et les femmes et les enfants marchent sur le rouleau pendant au minimum 2 heures. Cela a pour effet de compacter la laine, qui forme ensuite du feutre, les différentes couches étant isolées par la paille. Le rouleau est ensuite ouvert, la paille enlevée et le carré de feutre peut maintenant être nettoyé avant usage sur la yourte.

 

 

Les marchés aux bestiaux sont le centre de vie des nomades, l'endroit où chacun se rassemble régulièrement, vend ses bêtes et achète les quelques produits qu'il ne fabrique pas lui-même.

Le cheval ci-dessous est un étalon vu sur le marché d'At Bashi. Il était superbe, et sa robe réellement dorée venait du sang akkal tekke, le pur sang du Turkmenistan voisin, célèbre en France pour l'étalon de cette race qui avait été offert à François Mitterrand il y a quelques années.
Les marques sur sa croupe montrent qu'il appartenait à un kolkhoze du temps de l'ex-URSS.

 



 

L'équipe - nos hôtes nomades Kirghizes - démontage de la yourte - Chirikti, point de départ de la transhumance - le oulak tirtich, jeu équestre national - début de la transhumance, sous la grêle ! - transhumance - notre mascotte Bébé yak ! - Korgon Tash, le campement d'été - la traite des juments - quelques images du mode de vie Kirghize



Quelques images du mode de vie Kirghize

 

Il existe quelques maisons dans la région d'At Bashi, issues du programme de sédentarisation soviétique.

Elles n'ont jamais de salle de bains, mais ont parfois un sauna (photo ci-contre), dont le look est assez éloigné des saunas finlandais, mais qui sont très appréciables après des jours passés à se laver dans une rivière à 2°C !

Le printemps est la période des naissances, chaque matin, plusieurs agneaux, poulains et bébés yaks étaient nés dans la nuit. Ceux qui étaient trop faibles pour suivre la marche étaient portés à dos de cheval pendant des heures souvent au galop.
Le poulain sur la photo ci-dessous venait juste de naître, mais sa mère attaquait violemment à chaque tentative de lui prendre le poulain pour le transporter à cheval. Il a donc dû suivre la transhumance en marchant, première expérience difficile !

 

 

 

 

Notre mascotte, bébé yak !

 

Un des bébés yaks nés pendant la transhumance et porté par un des cavaliers a été rejeté par sa mère, certainement stressée et fatiguée par la transhumance.

Nous l'avons donc gardé sous la yourte, au chaud sous une peau de mouton. La grand-mère de la famille de Makene le nourrissait à la cuillère toutes les heures. Quand nous sommes partis, il avait déjà 5 jours et semblait tiré d'affaire !

 

 

 

 

 

Korgon Tash, le campement d'été

 

Korgon Tash, dont le nom signifie "forteresse de pierre", est situé à environ 3500 m au coeur des Tien Shan, dans la zone frontalière avec la Chine. Nous y avons affronté un climat assez hostile, avec chutes de neiges, orages plusieurs fois par jour, et des effets dus à l'altitude très sensibles (hémorragies, maux de tête, nausées, manque de souffle, fatigue...).

 

 

 

 


 

 

 

 

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